« Explain Pain » fiche de lecture 2

Partie 1

La douleur est un phénomène normal

Il y a 400 ans, René Descartes affirmait un dualisme entre l’âme et le corps – ou une division entre le corps et l’esprit. Cette théorie est encore à la base de la plupart des modèles de traitements de la douleur. Aujourd’hui, on en connaît suffisamment sur le cerveau pour dire que cette séparation entre le corps et l’esprit n’existe pas et qu’on pourrait avantageusement changer de théorie sur laquelle baser les méthodes de traitements.

Les douleurs de morsure, de posture, les entorses et les foulures sont de simples douleurs « routinières » qu’on peut facilement associer à un changement dans les tissus. Le cerveau décide que le tissu est en danger et qu’une action est requise, en incluant des comportements qui vont dans le sens du rétablissement. La mémoire de cette douleur peut aussi vous protéger de refaire la même erreur.
Mais la douleur peut être un phénomène beaucoup plus complexe. Toutes les douleurs, mais aussi toutes les expériences, impliquent une contribution de la pensée et des émotions. Nous avons besoin que le cerveau nous aide à comprendre pourquoi les émotions, les pensées, les croyances et les comportements sont importants dans la douleur.

Nous avons besoin du cerveau pour comprendre la douleur, surtout celle qui persiste, qui s’étend, qui est imprévisible. Si nous voulons comprendre la douleur, nous devons passer par le cerveau.

20 % de la population sur la planète souffre de douleur chronique (plus de 3 mois).

Si vous souffrez actuellement, il est difficile de comprendre à quoi la douleur pourrait servir. Il faut comprendre pourquoi le cerveau en a décidé ainsi.

Histoires incroyables

L’intensité de la douleur que vous ressentez ne correspond pas nécessairement à la gravité des blessures ou dommages que vous avez subi. Il existe de nombreuses histoires de personnes ayant subi des blessures importantes sans ressentir aucune douleur.

 Mais l’inverse est vrai aussi : si vous vous êtes coupé avec du papier, vous avez sûrement ressenti cette douleur intense, à se demander comment une si petite coupure pouvait faire aussi mal.

Il est évident que ce qui se passe dans les tissus n’est qu’une partie de l’expérience de la douleur.

Dans le cas de douleurs dorsales par exemple, il a été démontré que les dommages causés aux disques intervertébraux et aux nerfs sont rarement proportionnels à la douleur expérimentée. Plusieurs d’entre nous avons des hernies discales, même des pincements des nerfs, sans aucun symptôme. Des changements dans les tissus font partie de la vie ; ils n’ont pas à être douloureux et à vous empêcher d’être actif et fonctionnel. Lorsqu’il n’y a pas de douleur, c’est que le cerveau n’a pas perçu comme une menace les changements dans les tissus.

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